Une gamelle et un vol en jet privé :)

Écrit par Rita Berrada.

Ça fait quelques semaines déjà que je suis passée en mode « résumé » faute de temps…et je dois dire que ça commençait à trop me manquer d’écrire mes petites histoires ;)

Comme ma dernière semaine de voyage a été assez riche en émotions, je n’ai pas résisté à l’envie de reprendre mon clavier pour partager avec vous tout ça. Voilà donc, deux petites histoires assez drôles, la première s’intitule « La grosse gamelle », fallait bien qu’il y en ait une avant la fin du voyage quand même ! J, la 2ème c’est l’histoire du « jet privé »

J’en ris encore J

La grosse gamelle

L’histoire commence à Bacalar, ma dernière étape au Mexique, après le départ de mon amie Zahra qui a voyagé avec moi pendant 2 semaines. J’arrive là bas en fin de journée, je prends mes repères, tout as usual… et me décide pour ce qui me semble le meilleur programme de la journée suivante !

Au lieu de partir en « tour » en bateau autour de la lagune, je choisis l’option location de vélo pour rester libre de mon rythme, de mes stops… A priori rien de bien extraordinaire jusque là, même si, à ce stade déjà, je me dois d’apporter quelques éléments de contexte qui peuvent être pertinents J

  1. Je n’ai pas super confiance en vélo. Aïe, je sens que cette confidence va mettre un sacré coup à ma réputation d’aventurière ! J Oui, oui je n’ai pas peur de faire des treks éprouvants pendant des heures sur des sentiers bien escarpés, je n’ai pas peur de sauter en parachute, de faire du parapente, de traverser seule une grotte toute sombre avec des bruits bizarres, de nager au milieu de requins (inoffensifs tout de même)…bref, vous avez compris, une vraie aventurière quoi ! ;) Mais voilà, l7ak itgal, en vélo,  je suis un peu crispée et bcp trop concentrée, car je ne me sens pas vraiment en contrôle et je sens que je peux perdre l’équilibre assez vite. Cela va sans dire que conduire avec une seule main, se mettre debout sur la selle et toute autre extravagance est absolument exclue ! Je ne rigole pas quand je fais du vélo ! J
  2. Je ne peux pas conduire n’importe quel vélo ! Ahh le nombre de fois où j’ai trouvé des pirouettes aux invitations « on y va en Vélib ? » « Euh, à pied, c’est très bien aussi ! » J Voilà, moi en vélo, il faut que mes pieds touchent le sol : sécurité nécessaire liée à ma grande confiance exposée au point n°1, dakchi dial se mettre en diagonal pour poser un pied au sol, c’est pas fait pour moi !! J En cas de danger, je dois pouvoir poser les 2 pieds à terre, ça me rassure ! Vu ma taille titanesque (pour ceux qui ne le savent pas, je mesure moins d’un mètre 60, le chiffre exact étant enfermé dans un coffre à double code), cela revient à louer un vélo pour enfant, pour faire court ! J

Bon je sens que je m’enfonce mais makayene bass, je continue J Malgré donc ces éléments de contexte pas franchement encourageants, je loue quand même un vélo ! Pour le point n°1, je me dis « franchement, t’arrêtes tes conneries daba, t’as plus de 30 ans, avoir peur en vélo c’est vraiment ridicule !! » et puis j’aime bien ce diction qui dit « Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur », donc voilà ! J Pour le point n°2, je demande à la nana de me louer le plus petit vélo qu’elle a, oui oui madame, je veux bien celui là, pour enfants, ça me va très bien ! Bon je n’ai pas les photos de ce vélo, mais ça ressemble un peu à ça, en plus vieux vous et rouillé, sans panier (j’étais partie avec un sac à l’épaule, super pratique !))

velo

Lmouhim, je pars ! c’est bon, je suis sur mon vélo, je pédale, ça va, c’est pas trop mal, je m’arrête chez le mec indiqué pour gonfler mes pneus et je prends la route qu’il me recommande. Quelques minutes plus tard, je me retrouve en pleine autoroute à contre sens ! Je vous jure que c’est vrai, ça me semblait complètement surréaliste mais c’était à priori tout à fait normal ! J En effet, ils recommandent de prendre l’autoroute car elle est bien goudronnée et plate, comparée à la route intérieure en mauvais état et avec des pentes, et aussi c’est plus safe, même si ça peut paraître bizarre, de conduire sur le bas côté dans le sens inverse des voitures, comme ça : 1. Pas besoin de traverser l’autoroute, et 2. On voit ce qui arrive en face plutôt que de les avoir dans le dos (règle que j’applique par ailleurs, quand je dois marcher sur une route).

Donc, bon, un peu insolite tout ça, mais c’est pas trop mal. J’arrive sans encombre à mon 1er stop, très jolie vue sur la lagune, ponton pour plonger, je pique une tête, prend des photos…et rencontre Lad, un tchèque qui dormait à priori dans la même auberge que moi, on décide d’aller ensemble au 2ème stop.

bacalar

On galère pour trouver, on tourne un peu en rond, puis on finit par voir une petite pancarte enfin !! Soulagée, je suis donc cette pancarte, sans percuter que ce dernier morceau de chemin (genre 10 m) c’était une belle descente !! Et là, et bien j’ai découvert que mon petit vélo rouge tout rouillé ben n’avait pas les freins assez serrés !! J’ai appuyé de toutes mes forces mais rien n’y faisait, je prenais de plus en plus de vitesse et je sentais le crash imminent, j’ai essayé de freiner un peu en posant mes pieds à terre, mais à cette vitesse, le point 2 cité plus haut s’annule apparemment J

Bref, l’inévitable est arrivé et je me suis crachée ! Le gros du choc a été amorti par mes 2 paumes qui ont perdu quelques couches de peau (et qui mettront certainement un long moment à cicatriser), un peu mon genou gauche. 1 er réflexe, je cris : « je vais bien !» c’est marrant comment le 1er truc qui nous vient à l’esprit quand on se gamèle et qu’on a jougga autour qui s’inquiète, c’est de les rassurer en leur disant « tout va bien » ! J Je crois que ce qu’on veut dire par là à ce moment, c’est plus un « je suis en vie, youpiii ! J »

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Le pauvre Lad qui a assisté à toute la scène était super désolé, il m’a accompagné à l’intérieur de ce fameux 2ème endroit où on était arrivé : un joli Cénote mais dont je n’ai pas trop profité… J’ai été lavé mes blessures, on m’a donné de quoi désinfecter…Ahh mes paumes de main me brûlaient tellement ! Je me suis assise pour retrouver un peu mes esprits, j’ai eu un gros vertige à un moment, qui est vite passé quand je me suis allongée, juste un pic de stress certainement.

Une fois que je me suis un peu « reposée », j’ai eu le courage fou, entraîné par Lad, de reprendre mon vélo (en utilisant un mouchoir dans chaque main pour protéger mes paumes) et conduire back en ville. C’était que 5km, pas très long, mais mon Dieu, ça m’a semblé être une éternité, j’étais tellement soulagée en déposant le vélo à la madame qui me l’avait loué et qui était tellement sorry que les freins n’avaient pas fonctionné qu’elle ne m’a pas laissé payer, mais franchement, à ce stade, ses sous je m’en foutais un peu ! J

Bref, toujours un peu « fly », on décide d’aller manger avec Lad, un très bon plat de fruits de mer au bord de la lagune, mais là je commence à sentir une douleur au coude de plus en plus forte, Lad remarque qu’il a beaucoup enflé et au fur et à mesure que le temps passe, mon bras tout entier s’engourdit et je ne peux plus trop le bouger, ni le tendre…

Je décide donc d’aller checker à l’hôpital du coin, très clean avec un personnel très gentil qui me désinfecte proprement mes plaies et m’annonce que le service de radio ne fonctionne que le matin. Pour m’immobiliser mon bras et me calmer ma douleur, ils me posent un espèce de plâtre en résine : comme un bandage qui devient aussi dur et rigide qu’un plâtre, me prescrivent des anti inflammatoires et une radio.

Je fais 3 pharmacies (Bacalar c’est plus un village qu’une ville, ben oui, sinon, ça ne serait pas aussi drôle ! J) pour enfin trouver ces foutus médocs que j’avale tout de suite pour soulager la douleur et prends un taxi pour Chetumal, une ville un peu plus grande pour faire ma radio, même si je doute très fort que ce soit une fracture. Diagnostic confirmé quelques heures plus tard : pas de fracture lhamdoullah, juste une petite fissure. Le truc un peu balo c’est que je me retrouve avec un plâtre !

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Désolée, l’histoire n’est pas encore terminée ! Au bout de 2 jours de plâtre, je sens que tout mon bras (jusqu’à ma main et mon poignet) gonflent et je suis super serrée là dans. En plus, il me gêne terriblement, en terme d’autonomie, je vous raconte pas le calvaire… Je décide donc d’aller voir le seul médecin de la petite île où je suis, car entre temps, j’ai bougé à Bélize (après une brève hésitation, j’ai décidé que c’était bête de rester coincée à cause de ce petit incident J)

Le médecin donc, me confirme que le plâtre pour une fissure n’est pas forcément nécessaire, qu’il faut reposer le bras, mais qu’on peut utiliser un espèce de support souple que j’accroche autour de la nuque…Ok super, faisons ça ! Il m’annonce qu’ils n’ont pas l’appareil pour enlever le plâtre ici et il essaie avec des ciseaux, une pince de trousse à outils (véridique !! c’était vraiment surréaliste !), il appelle son assistante pour l’aider et celle-ci lui dit qu’ils ont l’appareil approprié pour enlever le plâtre, le même qu’il disait qqs minutes avant ne pas avoir (non mais allo quoi !? J). Sauf que, coupure d’électricité sur l’île (je vous jure que je n’en rajout pas, tout s’est passé exactement comme ça!), il ne peut utiliser l’appareil électrique, il faut que je revienne.

Je repars donc avec mon plâtre et ses coups de ciseaux malheureux…puis revient pour apprendre que le docteur s’est barré et qu’il a laissé les consignes à son assistante, qui me sort un petit appareil électrique avec une tête ronde à extrémités tranchantes qui tourne et qui coupe, bref, je sais pas si vous arrivez à imaginer le truc. Moi, je pense tout de suite à cette foutue tête qui transperce le plâtre, qui atteint ma peau et au sang qui gicle ! Je deviens tout de suite blême et leur dit que ce n’est peut être pas une bonne idée…Elle me rassure, me garantit qu’elle a fait ça plusieurs fois, met des espèces de lunettes grossissantes et me dit qu’elle voit très bien…Elle doit mettre une espèce de règle métallique entre le plâtre et ma peau, par sécurité, mais mon bras est tellement enflé que ça rentre pas … Elle me dit que de toutes les façons, c’est pas bon pour moi ce plâtre et qu’il faut absolument l’enlever. Elle va chercher de l’aide, elle me met le ventilo, parce que j’ai chaud, très chaud…et au bout d’une bonne heure minimum à coup de appareil électrique, pince, ciseaux, règles…le plâtre est enfin enlevé !! Ouffff quel soulagement ! J

Depuis, ça va beaucoup mieux, je continue à suivre le traitement mais vraiment le plus dur est passé, enfin j’espère ! J J’ai même réussi, quelques jours après, à partir une journée en voilier autour de la barrière de corail à Belize, une journée splendide ! où j’étais accompagnée d’Iris, une amie taïwanaise rencontrée il y a quelques mois au Pérou et de Lad que j’ai recroisé à Caye Caulker. Tout le monde a été super aux petits soins…

ouf

Voilà donc, plus de peur que de mal au final, mais le vélo, c’est pas pour demain, c’est sûr ! J

PS pour la familia : désolée de vous avoir rien dit, je ne voulais pas vous inquiéter, mais vous verrez bien assez tôt que je vais merveilleusement bien lhamdoullah J

Maintenant, place à une histoire un peu plus sympa, moins stressante :

Le jet privé

Après quelques hésitations suite à l'incident précédent, je décide de ne pas changer mes plans et de continuer le voyage vers le Belize (petit pays frontalier au Mexique). Rester au Mexique m'aurait juste évité quelques transports, mais mon bras et mes plaies ne se porteraient pas forcément mieux, donc en avant Guingan! :)

Quelques jours auparavant j'avais regardé les différentes options pour atteindre Caye Caulker, l'île sur laquelle je me rends au Belize et j'ai finalement retenu une option assez originale: traverser la frontière par voie terrestre (bus qui n'a jamais existé donc ça a été un taxi mexicain puis un taxi belizien), puis atteindre une autre île par avion (20 min de vol) puis prendre un water taxi (30 min en mer) de cette autre île à Caye Caulker. Simple non ? J

J'avais l'espoir avec cette combinaison de pouvoir voler au dessus de la fameuse barrière de corail au Belize.  J'ai donc acheté le plus naturellement possible mon billet d'avion sur le site d'une des 2 compagnies aériennes bélizienne  (60 $ US) et afin de profiter de la vue, j’ai même cherché désespérément (jusqu'à envoyer un mail au contact) à faire le booking en ligne pour avoir un siège hublot, sans y arriver.

Bon tant pis, j'arrive à l aéroport 2 heures à l'avance (certains réflexes suisses que je dois tenir d'ancêtres encore non identifiés! J ) et là je découvre la réalité qui me fait sentir juste un peu ridicule :)

  • Ici ce n'est pas un aéroport, ils appellent ça "an airstrip" autrement dit: 1 piste de décollage (la mm que l atterrissage, sans avoir besoin d'une tour de contrôle) avec 2 petits blocs de ciments renfermés les oficinas des compagnies. Vous oubliez le duty free, les différents comptoirs et portes. ..
  • Pas de carte d'embarquement. Je donne mon passeport , le monsieur me remet un bout de pancarte en plastique sur laquelle c'est écrit "boarding pass" et me dit de présenter ça pour monter dans l'avion.  Naïvement, j'avais pas encore compris. ..je demande à quelle heure est l'embarquement, il me répond 5 min avant de décollage!  Euhh…Ok !
  • Pas d enregistrement de bagage, aucune pesée, aucun reçu, le bagage reste posé là, sur le sol, à l'intérieur de la oficina (dslee je trouve pas le mot approprié en français, ben oui, ,maintenant que je parle si bien espagnol, je suis un peu confused entre toutes ces langues!:))
  • Pas de numéro de siège.  Ah oui, parce que je me souviens d'un coup de mon objectif de siège hublot, je retourne la carte d'embarquement en plastique dans tous les sens, aucune info dessus; donc je pose gentiment la question "monsieur, il n'y a pas de numéro de siège?  Parce que j'aimerai avoir un siège hublot"

Bon là, je pense que le monsieur était désespéré de me voir poser des questions aussi ridicules et ma clarifié la situation une bonne fois pour toutes: "mademoiselle, l'avion ne comporte que 3 places et elles sont toutes hublot"!!

Ahhhhh, ok!! 3ad j'ai compris à quel point j'étais complètement à côté de la plaque avec mon histoire d’enregistrement en ligne et ttes mes procédures à deux balles  :))

J'attends donc tranquillement dehors, en profitant d'internet (oui même sur un airstrip ils ont du wifi) puis je vois un petit coucou arriver, il dépose 2 passagers et 3 min après c'est à nous d'embarquer.  Nous = 2 passagers, un monsieur qui préfère se mettre derrière et moi, ravie de pouvoir monter devant, juste à la place du copilote!

Les bagages sont chargés en 2sec vite fait bien fait et c'est parti pour le décollage.  Le pilote fait l'annonce "bienvenue à bord..." c'est vraiment trop marrant!

Bref, jetais excitée comme une enfant! Assise là au 1eres loges, dans ce jet presque privé de avec tous ces appareils électroniques devant moi et ces belles vues du ciel.

Magnifique! ! C'était une super surprise ce vol J

jet

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