Lac Titicaca côté bolivien: bienvenue à Copacabana!

Écrit par Rita Berrada.

Ce que j’avais vu du lac Titicaca au Pérou m’avait déjà beaucoup plu, le côté bolivien encore plus !

Image00004Me voilà donc à Copacabana, non pas au Brésil, mais bien en Bolivie, ils ont aussi leur Copacabana ici. Bon, on est loin des bikinis et du farniente du Brésil. Ici, c’est une petite ville « balnéaire », toujours au bord du lac Titicaca je le rappelle, avec à peine 6000 habitants, hyper tranquille, avec une bonne ambiance locale. Le genre d’endroit où je me sens tout de suite très bien ! Sans plan précis, je me laisse d’ailleurs vivre et profiter de cette tranquillité, je resterai finalement 3 nuits alors que je ne pensais initialement n’y passer qu’une seule nuit J

Dans les bons plans, je vous conseille :

Le déjeuner très original sur la « Isla Flotante », il suffit d’aller au port pour prendre une petite barque qui vous déposera 25 min plus loin sur un petit îlot flottant, du même genre que Uros, côté Péruvien, mais cette fois, personne n’y habite, ce sont des petites îles flottantes « artificielles » emménagées en restaurant.

Le principe ici : il faut aller pêcher soi même sa truite dans le petit bassin,

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Puis on vous la prépare, avec des petits légumes, du riz et des frites (oui ici le riz et les frites c’est une combinaison tout à fait standard !!). Un vrai délice !!

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C’est le proprio de mon petit hostal qui m’a dit que c’était l’endroit idéal pour manger le meilleur poisson, il avait bien raison ! En plus, il y avait plein de locaux, et pas de touristes, je ne pense pas que ce soit un truc hyper connu ;)

La balade d’observation sur la corniche de Copacabana, une petite balade le long de la bordure du lac, ils appellent même ça « la playa » ici, offre un très bon aperçu sur la vie locale ici : pleins de chiens errants qui font leur vie, des enfants de partout qui courent, qui jouent, des mamis avec leurs grandes jupes qui louent leur pédalo sous forme de canards ou leur espèce de rouleau en plastique qui va sur l’eau, des petits groupes qui s’assoient à six autour d’une table en plastique pour 2 pour boire un coup, des businessman qui vous vendent la partie de babyfoot, des amoureux qui observent le coucher du soleil…c’est authentique, c’est simple, c’est sans chichi, ça a un vrai cachet, j’adore !

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Les couchers de soleil, à tomber ! Entre les passerelles « fragiles » en plaques de bois, les canards qui jouent à la surface, les bateaux devant, le ciel moitié dégagé moitié nuageux, l’observation des couchers de soleil à Copacabana est certainement un must do ! Des couleurs magnifiques !

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La visite de la Cathédrale et des rituels de bénédiction des voitures. Oui oui, vous avez bien lu ! J Bon non seulement, la cathédrale de Copacabana est très belle, avec ses coupelles et sa mosaïque, elle est aussi considérée comme une des cathédrales les plus importantes de Bolivie, car elle renferme une vierge très vénérée et représente aussi un lieu de pèlerinage.

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Autour de la cathédrale, se tiennent plein de petites étales de « babioles » artisanales tenues par des très belles dames avec leurs tenues traditionnelles, magnifique !

Mais surtout, le spectacle à l’entrée de la cathédrale est pour le moins surprenant ! Ici, on vient « bénir » sa voiture. Le principe : tous les matins, mais surtout le WE, les voitures de toute sorte, y compris de gros camions, viennent faire la queue devant la cathédrale. Les proprios les décorent de fleurs et de guirlandes, puis ils ouvrent le capot et attendent que le prêtre arrive pour asperger le moteur, et les proprios d’eau bénite. Ces derniers, très contents, en rajoutent un peu en aspergeant la voiture d’alcool. Tout un commerce de fleurs, guirlandes et bouteilles d’alcool autour s’est développé ;)

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Le point de vue depuis le Calvario

Le Calvario est une petite montagne (sacrée pente et pas mal d’escaliers tout de même),

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 que vous pourrez grimper pour avoir une très très belle vue panoramique sur la baie de Copacabana et sur le lac. Magnifique !

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En haut, je découvre aussi un lieu de recueillement, avec des croix, des bougies…ça ajoute du charme à ce lieu déjà très beau. N’ayant pas envie de redescendre dans le noir et avec le vent qui vous glace en haut, je ne reste pas jusqu’au coucher du soleil, que j’observe depuis la corniche.

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Seul petit hic, malgré le ciel bleu et souvent ensoleillé, la température ne monte guère au dessus de 17° à cette période de l’année, donc toute baignade est exclue (du moins pour les frileux comme mooi ! J). Le soir, il faut carrément bien se couvrir, car ça descend à 5 et même moins !

La Isla del Sol, un véritable coup de cœur !

Écrit par Rita Berrada.

Après quelques hésitations, je décide finalement de partir avec mon petit sac à dos, pour une journée et une nuit à la Isla del sol, située à 1h30/2h en bateau de Copacabana, où je laisse le reste de mes affaires.

La traversée (1h30/ 2h) est en soi agréable.

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A l’arrivée, on peut choisir de descendre au port au nord ou au sud de l’île. Je choisis celui du Nord puis entreprend de descendre jusqu’au sud le long d’un des nombreux chemins de randonnées qu’offre l’île, celui d’en haut qui passe par les montagnes. Pas besoin de guide, la map suffit largement…ce qui laisse, avec la décision de passer la nuit sur l’île, une énorme liberté pour se balader tranquillement à son rythme sans courir, s’assoir quelques minutes pour s’extasier (j’en ai d’ailleurs largement abusé de ces pauses ! J) … La traverséé à pied de l’île du Nord au Sud, se fait normalement en 3 ou 4 heures, mais j’en ai mis bien six ! Non pas que la rando soit particulièrement difficile, bon il y a quelques pentes, qui rappelons le à 3800 m d’altitude essoufflent pas mal ! Mais il y a aussi du plat, des descentes, avec une petite brise fraîche fort agréable, et puis surtout avec ce qu’on « prend dans la gueule » comme paysage, franchement, on s’en fout juste de l’effort ! J

Dès qu’on prend un peu de hauteur, les paysages sont magnifiques !! Des criques dignes des plus belles plages au monde, sauf qu’ici, température oblige, il n’y a que les cochons qui se dorent au soleil J

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Ce lac, toujours aussi envoutant par son immensité et ses couleurs. Ce dégradé de bleu, blanc gris qui nous fait douter où finit l’eau, où commence le ciel, où s’arrêtent les montages et où commencent les nuages…

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Les couleurs de la roche et des montagnes : beige, roses… qui contrastent avec ce bleu, magnifique !

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Le tout est absolument sublime ! Des paysages à couper le souffle qui me laissent sans voix, je marche seule et à chaque point de vue je me dis « pfff.. », « pchaaakh », c’est les seuls mots que j’arrive à sortir de ma bouche J

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On peut aussi visiter quelques vestiges Inca, une table sur laquelle se faisaient les sacrifices, des roches sacrées, une fontaine de jouvance…

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Au passage, on croise quelques agriculteurs qui sèment leurs graines, chaîne Hifi à même la terre, pour un peu de bonne musique ; quelques mulets/ ânes menant une vie bien paisible avec une vue des plus prisées ;)

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J’arrive sur l’île du Sud vers 16h30, après m’être acquittée du 3ème droit de passage. C’est marrant, mais ici, il y a comme des « frontières », chaque partie de l’île a son droit d’entrée, avec des panneaux indiquant qu’on rentre dans une nouvelle zone. Bon les sommes restent très petites et franchement, si c’est ça qu’il faut pour préserver une telle beauté, moi je dis, « payons » ! J

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Je fais le tour des petites guesthouses pour trouver lit à ma tête, je finis par trouver une petite chambre correcte, confort sommaire, propreté douteuse, (quand on trouve des mouches mortes et un paquet de biscuit vide par terre, on se doute que le ménage n’a pas été fait depuis longtemps ; mais c’est pas grave, avec mon drap de soi et ma taie d’oreiller, j’ai ce qu’il faut pour dormir au propre ;)), et puis j’ai une vue imprenable sur le lac, la proprio est super sympa, le petit déj excellent, avec du pain maison tout chaud délicieux ;) la douche fonctionne correctement, dc c cool J

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Je me repose un peu après la douche, mine de rien, je suis assez KO après autant d’heures de marche, puis je me dépêche d’aller trouver où manger parce que je n’ai pas mangé un seul vrai repas de la journée, juste grignoté pendant ma marche. Menu complet à base de soupe de quinoa, truite grillée et banane au chocolat, parfait ! J Le tout, face au coucher du soleil (partiel tt de même car il y a un versant de montagne en face)

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Je fais un petit tour dans le village, et découvre une nouvelle vue absolument incroyable : des cimes enneigées au dessus du lac. Décidemment ce lac n’a pas fini de me surprendre !

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Pas la force d’aller au Mirador, j’irai le lendemain, très jolis points de vue en effet,

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avec comme seuls autres visiteurs des lamas intrigués de me voir on dirait J

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Le lendemain matin, je me lève pour assister au lever du soleil, il y a malheureusement beaucoup de nuages mais les couleurs restent très belles. D’aussi bonne heure, il n’y pas grand monde de réveillé, c’est le silence complet, face à cette nature somptueuse ! Seuls les cocoricos des coqs et les répliques des mulets perturbent ce silence.

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De l’autre côté du lever, les premiers rayons de soleil commencent à colorer les reliefs

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La Isla del sol, j’en en avais entendu parler, mais je ne m’attendais pas à une telle beauté. Je dois dire qu’elle m’a complètement envoutée ! Un véritable coup de foudre, qui m’a fait regretter de ne pas avoir prévu de rester plus d’une nuit sur place pour explorer d’autres chemins de randonnée.

La Paz, j’en ai pris plein les yeux, plein le ventre, plein le cœur, bref j’ai passé un super séjour !

Écrit par Rita Berrada.

Probablement une des grandes surprises de mon voyage, j’ai aimé La Paz ! J Pourtant, je ne suis généralement pas une grande fan des grandes villes, encore moins quand elles ont la réputation d’être « craignos ». D’ailleurs, j’ai grave traîné des pieds avant d’y aller !! Ayant passé des jours aussi paisibles à Copacabana et Isla del Sol, j’appréhendais mon arrivée à La Paz, que j’imaginais comme grande ville, étouffante, difficilement respirable à près de 4000 m d’altitude et dangereuse !

Tellement, je n’avais pas hâte d’y être que j’ai même été négocier avec la compagnie de bus à qui j’avais déjà acheté mon ticket Copacabana/ La Paz pour le décaler au lendemain.

Après donc m’être préparée psychologiquement à y aller, j’ai sauté dans le bus.

La route qui sépare Copacabana de La Paz, longe le lac pendant un bon bout de chemin, offrant de très jolis paysages.

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A un moment, le chauffeur de bus nous annonce qu’il faut traverser une petite partie du lac. Nous descendons du bus pour prendre une petite barque à moteur pendant que le bus traverse sur une petite « embarcation de fortune » qui lui permet d’atteindre l’autre rive. Le spectacle est assez insolite !

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L’arrivée sur La Paz est assez spectaculaire! Comme on arrive d’en haut, on surplombe cette ville si dense, enclavée au milieu des montagnes, dont certaines cimes très pointues peinent à « sortir leur épingle » de la multitude de toits en briques rouges. Assez impressionnante cette première découverte !

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Je sympathise avec Marine, ma voisine de bus, une française qui voyage depuis plus d’un an (les personnages comme ça, on en croise quasi tous les jours pendant le voyage). Entre temps, j’étais en contact sur internet avec une autre française qui était déjà à La Paz. Je décide de suivre sa recommandation et je la rejoins à son auberge. Bon certes, je suis très contente de faire sa connaissance et celle de ses amis, mais l’auberge ne me plait pas du tout ! A La Paz, la nuit il fait carrément froid ! et ici, quasi tout est ouvert, c’est plein de courant d’air et comble de l’impossible pour la frileuse que je suis : les douches et les SDB sont en plein jardin !! Ca sera sans douche pour moi donc, et avec 2 pantalons, 2 paires de chaussettes, 3 pulls, 3 couettes et le petit plaid Iberia piqué dans l’avion (super pratique je dois dire qu’il m’a souvent servi J) pour dormir svp ! Je n’exagère pas ! Franchement il faisait exactement la même température dans la chambre qu’à l’extérieur, autant dire 0 isolation ! Je commence déjà un début de rhume, Aghh, bon faut pas râler je sais, mais tout de même un peu de chauffage (naturel ou artificiel d’ailleurs J) n’aurait fait aucun mal !

1ère mission au réveil : aller me trouver un autre endroit plus au chaud, je finis par trouver une autre auberge qui me convient bcp mieux avec SDB à l’intérieur de la chambre, douche bien chaude, un bâtiment fermé… et en bonus pancakes au petit déj, voilà qui me va beaucoup mieux ! J

Je rejoins les français sur la place centrale pour déjeuner ensemble, puis on repart chacun de son côté. Bon ça c’était pour mes premiers instants à La Paz.

Sinon, si je devais résumer les 5 jours que j’y ai passés, oui 5 jours ! Même moi j’ai du mal à y croire J Il y a eu tout un tas de choses ! En vrac :

Le « street food » : ah là là je me suis régalée ! Des petits stands de sandwichs, j’ai goûté toutes les sortes : celui à l’avocat/tomate/oignon/fromage ; celui à la viande, genre filet/ tomate/oignon/ ketchup et celui à l’œuf. Tous très bons, ma préférence va à celui à l’avocat. J’ai aussi fait leur part aux desserts : meringue et brochette de fraises au chocolat, et aussi aux pâtisseries pour le goûter : madeleines à l’orange, au chocolat et espèce de petits biscuits très ressemblants à la fois dans l’aspect et dans le goût à notre « ghriyba » locale, super bon ! Ah oui, il y a aussi eu la petite empanada au queso (chausson au fromage).

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Bon là où j’ai déconné, c’est que je me suis laissée emporter par l’euphorie de toutes ces découvertes et que j’ai testé tout ça le même jour ! Oui oui je vous assure ! Pas la peine de vous faire un dessin pour vous expliquer l’état de mon estomac le soir même ! C’était donc la fin de l’expérience street food J, après ça, j’ai du « jeûner » un peu et manger des pates à la sauce tomate pour laisser reposer un peu mon système digestif J

Le côté pas si grand que ça. La Paz, ce ne sont qu’un peu moins de 2 millions d’habitants sur 315 km2, comparé aux 9 millions d’habitants et 2 672 km2 de Lima, c’est rien ! Et ça se sent, on peut faire à pied une grande partie des quartiers. Quand on ne veut pas marcher (pas mal de pentes quand même), on peut utiliser le système de transports en communs que j’ai trouvé super pratique ! Il s’agit de « mini bus », prenant la forme de mini van, ancien transport scolaire… avec des pancartes très explicites sur le pare brise avec les lieus de destination. On peut les prendre d’à peu près partout, pour aller à peu près partout, pour une somme modique, j’adore ! J Je m’habitue super vite à ce système, que dis je ? je le maîtrise grave !! Au point de réussir prendre le transport jusqu’à la porte de mon auberge ! J

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Le côté plein de vie ! A La Paz, ça grouille de monde, les gens sont dehors, déambulent dans les rues. Partout, il y a des petites baraques qui vendent boissons, confiseries et qui proposent aussi le service de téléphone avec un petit poste fixe, posé entre les chips et les chewingums, tout ça en pleine rue.

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Des étales de partout, des fruits,  des sandwichs, des marchés de tout et n’importe quoi partout, ça va du pneu, aux vêtements, aux jouets… souvent à même le sol, un vrai foutoir ! où je trouve tout de même le moyen de toujours acheter une ou 2 babioles J Très très difficile de trouver un supermarché dans cette ville, ici c’est vraiment la culture du marché !! Je n’ai pas non plus croisé de gros centres commerciaux comme j’ai pu en voir à foison à Lima, ici, tout se passe dans la rue on dirait ! Résultat, avec tout ce monde, je ne me sens pas du tout en insécurité ;)

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Les petites places sont charmantes, la place San Pedro, Avaroa, Espana…je les ai à peu près toutes faites J Dans chacune, on trouve des bancs où les personnes sont posées,  les enfants jouent autour, les marchands essaient de tenter les passants, avec leurs glaces, cacahuètes…

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La plaza Murillo est la place principale de la Paz, elle accueille un nombre impressionnant de pigeons et est entourée par la cathédrale de La Paz, et l’ancien palais présidentiel.

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La place San Francisco, où on peut trouver la très belle cathédrale qui contient des sculptures catholiques aussi bien que des sculptures indigènes, témoigne du syncrétisme très présent en Bolivie. J’ai appris ce mot ici J En gros, la Bolivie est un des pays qui est resté le plus attaché à sa culture pré conquête espagnole et un des premiers pays à s’être rebellés contre les espagnols. Jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, le catholicisme cohabite avec les croyances et pratiques andines ancestrales. C’est ainsi qu’on vénère la vierge Marie mais aussi  la Terre-mère (Pachamama), le Soleil (Inti) et la Lune (Killa).

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Ce que j’adore dans cette place c’est que c’est toujours super animé : un concert, des danseurs, des jongleurs…il y a toujours quelque chose qui s’y passe.

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La diversité de l’architecture : on ne peut pas vraiment dire que La Paz est « une belle ville », comme on dirait de Barcelone ou de Vienne par exemple, mais ce que j’aime ici c’est que quasiment aucun édifice ne ressemble à l’autre ! J On trouve des tours, tout ce qu’ il y a de plus bétonné, à côté d’immeubles abandonnés, à côté de maisons résidentielles toutes cleans, à côté de constructions limites orientales avec leur coupole…Etonnant !

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Les vues panoramiques. Il y a le mirador Monticulo que j’aime beaucoup, c’est en fait un petit parc surélevé qui offre une jolie vue. J’aime sutout l’ambiance, romantique, avec tous ces couples ici et là et ces cœurs dessinés à même les troncs d’arbre.

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J’aime aussi les sculptures qui entourent l’entrée.

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Il y a aussi le mirador Kili Kili, moins charmant en soi, mais offrant une vue plus panoramique, quasi à 360 degrés, idéal pour des belles prises de vue.

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Enfin, la balade en téléphérique est aussi très sympathique : elle offre un très beau panorama au dessus de la ville, où j’ai pu admirer l’étendue du cimetière immense.  Originalité de ce « cable car », il fonctionne à l’énergie solaire. Bon quelques fois, il s’arrête un peu en plein vol, on ne comprend pas trop pourquoi, mais il fonctionne très bien ! En plus, il ne fait pas que le bonheur des touristes, mais a permis de bien désengorger la circulation dans la ville, en permettant d’atteindre les parties hautes en une dizaine de minutes, quand il faut entre 1 à 2h en voiture ! C’est donc une grande réussite, avec 2 lignes déjà opérationnelles et une 3ème en projet.

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Les personnages typiques. Il y a les cholitas, ces femmes, bien portantes, vêtues d’une multitude de jupons, avec leur cardigan et leurs beaux chapeaux sur la tête. C’est clair, elles ont de l’allure ! Je n’ai pas été jusqu’à assister au « combat entre cholitas », un espèce de « catch à la bolivienne, version féminine », c’est pas trop mon truc les bagarres J

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Il y a aussi, les cireurs de chaussures, qu’on voit un peu partout dans la rue et qui portent des cagoules ; ça fout la trouille !! En fait, les cagoules c’est pour cacher leur identité parce que le métier est considéré comme « trop bas ». Du coup, on ne voit plus la cagoule d’un œil apeuré mais plus d’un œil compatissant.

Enfin, les zèbres sont des personnes portant des mascottes de zèbres. Ils représentent en fait une initiative publique d’éducation civique : ils disent bonjour, sont joyeux, aident les personnes à traverser la rue… c’est aussi un « plan de reconversation » pour les ados dans la rue ou les jeunes ayant des problèmes sociaux… Super initiative !

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Last but not least, j’ai aussi appris quelques petites choses intéressantes sur le président Evo, qui a changé le nom de la Bolivie de « République » à « Nation », ce qui ohh comme par hasard, annule la règle dans la constitution qui ne l‘autorise à se présenter que 2 fois à la présidence, et c’est ainsi que tout naturellement, il se retrouve à se présenter pour un 3 ème mandat ! J Parait il aussi que ses discours sont assez « mythiques », avec une spontanéité à faire dresser les cheveux sur la tête, comme la fois où il a eu la super bonne idée de taxer, voir d’interdire la vente des préservatifs parce que le taux de natalité en Bolivie était trop faible ! Sacré personnage apparemment, même pour une non passionnée d’histoire et de politique, le peu que j’en ai appris, m’a complètement captivé ! J Surtout que étant étrangère, j’échappe à la menace de la prison pour « critique présidentielle », ce qui n’est pas le cas des locaux !

Les endroits insolites. Le marché aux sorcières, offre un shopping des plus originaux. Ici, on peut acheter des fœtus/ bébés lamas pour procéder à des rituels chamans, il y a aussi tout un tas de « médicaments » pour toute situation : amaigrissement, asthme, digestion… + toutes les potions magiques de la rubrique « love » : la poudre de saperlipopette pour rendre votre prétendant complètement fou amoureux, la pilule locale pour améliorer ses performances au lit… bref, vous pouvez laisser libre cours à votre imagination, absolument TOUS les miracles sont possibles ici J

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A l’occasion du « dia del turista », j’ai même pu assister en live à un rituel en pleine rue : 3 chamans brulent un baby lama avec des morceaux de sucre enduits de glue, ils ajoutent quelques feuilles de coca et quelques potions magiques, arrosent d’alcool et lisent des trucs. C’est une cérémonie de « bénédiction » souvent pratiquée pour célébrer les « nouvelles acquisitions » : voitures, maisons… Il y a même une légende urbaine qui voudrait que pour des gros édifices (immeubles…) le baby lama ne soit pas un sacrifice suffisant, et ça serait donc un humain qui serait sacrifié et enterré sous les fondations de l’édifice…

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Ce n’est pas vraiment un endroit, mais plutôt une idée insolite : celle de faire tourner les montres à l’envers. En effet, fin juin 2014, l’état bolivien a décidé d'inverser le sens de lecture de l'heure sur les horloges. Sur la façade du parlement bolivien, les aiguilles tournent à l'envers, de gauche à droite, afin de retrouver "le chemin et l'identité des peuples de l'hémisphère Sud" et dénoncer l'hégémonie des pays de l'hémisphère Nord. Dans l’hémisphère Sud, "le Soleil tourne vers la gauche" – contrairement à l'hémisphère Nord – a justifié le ministère des affaires étrangères. Ceci dit, l’idée n’a pas l’air tout a fait adoptée par la population…

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Il y a aussi la prison de San Pedro. En plein centre ville, si personne ne vous dit que c’est une prison, impossible de s’en douter ! Ici, pas de barbelés, pas de gardes apparent, très peu de sécurité pour les 2500 détenus qui y résident. En Bolivie, on entre en prison pour présomption de crime (souvent trafic de drogue), en attendant le jugement ! C’est une prison auto gérée, avec son propre fonctionnement interne, où tout se monnaie… On y trouve des petites boutiques, restaurants, médecins, salle de sport… tenus par leurs détenus et leurs familles ; car ici les femmes et les enfants des détenus peuvent vivre au sein même de l’enceinte de la prison. Il y a aussi différents standings de « cellules », du petit espace à même le sol en bas des escaliers au pavillon à 2 étages avec home cinema, c’est selon les moyens de chacun, car ici « on se paie » son logement. Un système hyper monétisé qui se veut inciter les détenus à travailler, sauf que, tous les boulots ne sont pas tout à fait légaux et innocents, les rumeurs de trafic de cocaïne étant assez fortes dans ce lieu. Ces histoires de cocaïne ayant conduit à l’interdiction des visites touristiques qui se faisaient il y a quelques années, même si les circuits parallèles se pratiquent encore apparemment. Je n’ai pas testé ; j’ai juste écouté assidument les explications du free walking tour que j’ai fait : Red Cap, que je recommande d’ailleurs fortement ! ;)

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Pour clôturer cette rubrique insolite, j’ai croisé une voiture, avec une inscription pour le moins originale !

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Les rencontres. Ce walking tour me permet également de croiser pas mal de monde, dont un australien avec qui le courant passe bien. Emmanuel, de Melbourne a un intérêt particulier pour l’Islam, il a même jeûné le précédent Ramadan… un profil très atypique qui rend tout de suite la conversation super intéressante. Après le tour, on prolonge un peu la balade ensemble puis on va manger un bout, le soir on se retrouve pour aller écouter un peu de musique bolivienne. On finira, après pas mal de marche et de recherches à une pena, sorte « de pub typique », la musique est très sympa, le spectacle de danse, bcp plus kitch, bon c’est plus un truc à touriste qu’un vrai truc typique, mais c‘était qd mm chouette de voir un peu la night life (car sans escorte, mon couvre feu est en fait à la tombée de la nuit, dans des grandes villes comme ça J)

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La même journée, j’ai fait 2 rencontres, complètement anodines mais que j’ai trouvé super belles. La 2ème (après celle d’Emmanuel) c’était un monsieur qui était assis sur un banc et à qui je demande une indication. Il décide de marcher avec moi pendant un bon quart d’heure pour me montrer le chemin, on papote, tellement gentil le monsieur !! Au moment de partir, il me sert la main, et me gratifie de plein de petites formules trop gentilles « ravi de vous avoir connu, bonne chance pour votre voyage, que dieu vous accompagne… », vraiment adorable !

Image00003A la fin de la journée, à quelques mètres de mon auberge, j’observe les façades d’une rue et au même moment, une femme qui passe par là s’arrête et commence à me parler. La façade en question qu’on regardait s’appelait « La casa de la democracia » et était complètement en ruine. La bonne dame, 55/soixante ans, a vidé son cœur la pauvre, en me donnant son opinion sur la démocratie dans son pays…on se met sur le bord de la route, on s’arrête et on papote pendant bien 20 minutes. A la fin, elle me fait un gros hug, me prend la main, me fait des bisous et pleins de très jolis souhaits. Super touchante !

Tellement de bienveillance, de chaleur, et de « bénédictions » j’ai reçu cette journée là. Ça m’a complètement remplie de bonheur et d’énergie. Comme j’aime à le constater : la contemplation de la nature m’apaise, les belles rencontres m’« énergisent ». C’était un concentré de belles rencontress cette journée ! I am blessed and Happy ! J

Le dernier jour à La Paz, j’ai aussi fait la connaissance de Ahmad, iranien, très sympa… on s’échange tous nos bons plans de voyage.

Ce que je n’ai pas fait : la visite des musées (j’ai un peu de mal avec les musées, du moins, faut me motiver, ce n’est pas le truc que je me précipite à faire spontanément), même si je suis passée dans la rue Jaen, super charmante ! La vallée de la lune, une zone en périphérie de Lima, où on peut observer l’effet de l’érosion sur les montagnes, transformées naturellement en champ de stalagmites. C’était prévu au programme de la dernière journée mais la pluie et le froid ont eu raison de ma motivation, et j’ai finalement troqué cette visite par un bon repas chaud et un petit tour dans les boutiques de souvenirs, où je me suis acheté le pull bien chaud « en alpaca » soit disant, pour affronter le froid qui semble s’inviter.

Voilà c’est comme ça que je me suis facilement laissée emporter par le charme de cette ville, me réveillant chaque matin en décidant de rester encore une journée de plus. Au final, j’aurai passé 5 jours forts agréables.

Après, c’est mon expérience personnelle, forcément subjective, avec son lot d’attentes (en l’occurrence, very low expectations), état d’esprit (j’avais aussi besoin de « me poser » un peu), de rencontres…

Potosi ou les mines d’argent

Écrit par Rita Berrada.

La Paz/ Potosi c’était mon premier long trajet en bus en Bolivie. Ici, les bus sont assez basiques, et même les meilleurs, sont loin, très loin du confort et du service qu’on trouve au Pérou ! Le strict minimum, 1 siège 1 conducteur et puis voilà. Pas de repas à bord, pas de WIFI…comme quoi, faut pas trop s’habituer aux bonnes choses J Bon l’essentiel étant que j’arrive saine et sauve à destination, on peut dire quand même qu’ils remplissent leur rôle J

Pourquoi donc Potosi ?

Potosi a connu ses années de prospérité il y a bien longtemps ! Au 16ème siècle, c’était une des plus grandes villes industrielles au monde, grâce à l’exploitation des mines d’argent.  La Bolivie fournissait alors l’argent à l’Espagne à l’époque coloniale

Au fil des années, l’effondrement du cours de l’argent, et l’exploitation intensive des mines ont sonné la fin des années de gloire de Potosi. Aujourd’hui, les mines sont toujours exploitées mais l’activité est en fin de vie car les ressources bientôt épuisées.

La ville garde quelques traces de l’époque coloniale, probablement plus les bâtiments que l’installation électrique. L’église de la place centrale est jolie, mais la place centrale est complètement en travaux et inaccessible.

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Il y a un musée de la monnaie, auquel je ne suis pas allée.

Bref, tout ça pour dire que Potosi est surtout connue pour ses mines d’argent et que ces mines d’argent peuvent être visitées. Ces excursions sont très controversées…entre ceux qui estiment que c’est du « voyeurisme malsain » d’observer des travailleurs dans de dures conditions et ceux qui rétorquent que ces visites rapportent de l’argent aux mineurs et permettent de connaître cette activité…j’ai longtemps hésité à aller moi-même visiter ces mines.

Finalement j’ai décidé d’y aller ; car j’estime qu’à partir du moment où ces visites sont possibles c’est que ça doit servir à quelque chose… Pour ma part, je considère cette visite comme une opportunité de voir une réalité, certes dure mais une réalité, différente de toutes les « belles choses » qu’on voit généralement en voyage. Un autre aspect, qui permet certainement d’ouvrir les yeux sur le fait que tout n’est pas tout beau, et qui remet aussi les choses à leur place …

Me voilà donc partie pour le tour. On s’arrête tout d’abord pour se mettre en tenue : pantalon et veste de protection contre la poussière (franchement ils sont déjà hyper poussiéreux quand on les récupère), bottes en caoutchouc, casque, lampe frontale, et bandeau de protection pour la respiration. J’ajoute mes lunettes de vue pour protéger mes yeux. Me voilà prête, pas tout à fait rassurée, mais voilà je suis là pour ça.

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On commence par s’arrêter au marché, pour apporter des petites choses aux mineurs. On peut acheter de la dynamite et des explosifs en vente parfaitement libre ici. Pour ma part, je me tiens aux jus et aux feuilles de coca.

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Ensuite, on visite une usine d’extraction d’argent, à partir des pierres que les miniers collectent. Bon je n’y connais bien sûr rien dans cette industrie mais les installations me semblent archaïques ! Après, j’ai retenu qu’ils utilisent plein de « réactifs » pour séparer l’argent du reste, dont des substances hyper toxiques… 20 T de pierre permet d’extraire 200 kg d’argent.

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C’est maintenant le moment de rentrer dans la mine. Accompagnés de notre guide, on est un petit groupe de 4 personnes seulement (à avoir choisi le tour en espagnol) ; la douzaine d’autres personnes sont tous partis avec le guide en anglais. Il ya un couple de français et un espagnol.

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On se suit en file indienne, car ici les couloirs sont très étroits, assez bas (même moi je dois me baisser par moment, c’est pour dire !!), en plus d’être sombres évidemment. Par endroit, les pierres sont assez friables, ce qui rend le terrain pas tout à fait stable, il y a eu quelques petites montées qui nous ont bien causé quelques sueurs froides !

Potosi 00014Entre la poussière, l’obscurité, l’étroitesse des couloirs…je ne me sens évidemment pas super bien. Mais c’est le cas un peu de tout le monde. Difficile de respirer par moment, sans compter qu’on est à 4000 m d’altitude pour rien arranger… Par moment, notre rythme de respiration s’emballe, on s’essouffle, l’espagnol a même été pris d’une petite crise de panique qui est vite passée lhamdoullah…bref tout ça pour dire, qu’il faut vraiment garder son calme et pas se laisser gagner par l’angoisse et la claustrophobie que l’endroit peut générer. Ça n’a rien à voir, mais ça me fait penser à la respiration en plongée sous marine, qui peut être un peu gênante par moments et dont le secret est de garder son calme.

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On voit plusieurs mineurs à l’œuvre : ceux qui remplissent les chariots, ceux qui les poussent à travers les rails, ceux qui trient les pierres selon leur qualité…

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Ils sont organisés en coopérative et sont indépendants en terme de jours et horaires de travail, ils peuvent passer jusqu’à 10h dans la mine selon le travail et sont payés à la quantité et qualité des pierres vendues aux usines d’extraction.

A l’intérieur de la mine, on retrouve le syncrétisme que j’avais déjà observé à La Paz, entre la petite chapelle au détour d’un couloir et le « Tio » diable/ protecteur des mines à qui les mineurs laissent des offrandes… Parmi les offrandes, de l’alcool à 96° dont ils boivent quelques gorgées avant de l’asperger.

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Au bout de 2 heures, on est bien contents de sortir de la mine ! Et on pense « plus jamais je ne me plaindrai de mon boulot ! », même si on ne s’y tient pas toujours il faut le reconnaître, mais c’est sûr qu’on devrait !

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Petit point positif, de l’extérieur des mines, la vue sur les montagnes et sur la ville est appréciable.

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Enfin, bon après tout ça, on repart tout « penauds » à nos auberges, pour une douche plus que nécessaire et un petit posage tranquille pour laisser reposer tout ça.

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